Anatole Coizard de l'océan maudit

Auteur/autrice : Anatole COIZARD Page 8 of 9

Février Anthony Caro

Si le cerveau ne s’allumait plus, le matin, si aucune pensée ne venait plus folâtrer d’elle-même avec le Réel et lui donner mes couleurs, c’est çela que j’appellerais l’absurde alors que le monde, débarrassé de mes songeries, de mes ruminations superficielles, serait simplement le monde ensoi. Mais moi, ce que je ressens, c’est une sorte de doute…

Affine

Á visage perdu, glissé dans une enveloppe, mon visage, posté aux inquiétudes. La lisière frissonne.: effroi. Le soleil d’hiver bascule aux détours d’un chemin des marais, avec quelques éclats fragmentés qui se mouillent tout d’abord, crépuscules démultipliés, aux miroitements de tourbières séparées par les lignes de roseaux qui, justement, effilochent le ciel empourpré.: angoisse.

Sorti promener la musique

Je suis sorti promener la musique (15/09/2009). Catherine et Circé voulaient à toute force s’offrir le dernier épisode d’une série qui ne m’intéresse plus depuis sa deuxième saison, et la musique agitait la queue, elle voulait sortir autour du jardin.

Et dans soixante-dix ans

Il y a soixante-dix ans, la mère de mon ami Cary se faisait photographier là, par son vieil amant. La place était vouée au héros nazi, il y avait des drapeaux. J’imaginais le lieu gommé par les bombes. Mais en Mai 2015, traversant Munich, soudain, j’y suis, c’est là.

Les jumeaux, l’éternité, l’instant

Je suis un âne. J’ai connu Cary avant 1985, et donc depuis, vingt sept ans se sont écoulés. Il s’appelle Planchenault et je lui imaginais une mère normande, comme son père.; son utilisation de la langue française, si joyeuse.

Seventies

Décembre 1978. Un individu portait mon identité, avait vingt deux ans, se sentait libre d’avoir seulement rejoint au quatrième étage ce que sa mère appellerait encore aujourd’hui, malgré sa démence sénile, une chambre de bonne, et que son père, s’il vivait encore et avait eu le bon goût d’atteindre le cent trois ans que ça lui ferait, aurait nommé pareillement, n’ayant jamais franchement voulu retourner à cette langue allemande.

Cycle ou non

La nature infernale de l’absence est palpable, c’est la nuit. Et le soleil a beau être dans un au-delà que son retour régulier certifie, l’image rassurante des cycles ne concerne pas le progrès linéaire du temps, que mesurent les cycles sans le caractériser.

Les temples

Les temples d’Hubert Robert sont toujours en ruine. Comme celui que je rêve d’édifier en face de celui de Pergame et qui serait un peu pyramidal…

Goethe in the morning

Tomi en vrac

Je ne suis pas assez intelligent pour approfondir mes idées… Mais j’ai de la fuite dans les idées.

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